Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma La réalisatrice canado-hongroise, marquée par la mort de deux de ses frères, raconte avec des images ce que les mots sont incapables de dire. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER Sophy Romvari a fait de l’exploration de sa mémoire familiale le terreau de plusieurs de ses courts-métrages. Souvent à la lisière du documentaire et de la fiction. La réalisatrice canado-hongroise, âgée de 35 ans, a mis en scène, dans Nine Behind (2016), une étudiante en cinéma appelant son grand-père hongrois qu’elle n’a jamais connu, pour parler de sa longue carrière dans le 7e art, avant que la conversation ne glisse vers des sujets plus personnels puis se brouille. En 2020, elle rendra hommage à cet aïeul décorateur dans Remembrance of Jozsef Romvari. Dans Grandma’s House (2018), Sophy Romvari déballe des photos de sa grand-mère dans le dernier appartement où celle-ci a vécu, à Budapest, et que la réalisatrice visite pour la première fois. La figure du deuil et la hantise de la disparition traversent d’autres de ses films, comme It’s Him (2017) dans lequel une jeune femme retrouve dans un film, au cinéma, une image en arrière-plan de son frère mort. Image qu’elle capture et ressasse comme une obsession. Mais c’est surtout dans le beau documentaire Still Processing (2020) qu’elle est allée le plus loin. Prenant pour prétexte la réception de pellicules photos prises par son père et jamais développées, Sophy Romvari se met elle-même en scène, ranimant ces images pour exhumer un passé douloureux et exposer son trauma lié aux décès, à quelques années d’intervalle, de deux de ses frères. Il vous reste 69.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.