Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Une refonte universitaire est en cours à travers le pays pour coller aux priorités économiques du gouvernement chinois et tenter de résorber le chômage des jeunes. Pour se maintenir, certaines spécialités comme les langues vivantes doivent s’adosser aux sciences dures. Article réservé aux abonnés Vêtu d’une toge rouge et noire, un petit bouquet de roses blanches à la main, Peter Zhang, 22 ans, arpente tout sourire l’un des parvis de la prestigieuse université Renmin, à Pékin. Un camarade le suit à la trace, pour le photographier. Peter vient de décrocher une licence en finance. « J’ai grandi à la campagne. Personne dans la famille n’était allé à l’université avant moi. » Pourtant, il est inquiet : les géants chinois de la finance en ligne comme de l’e-commerce, où il souhaitait postuler, suppriment des postes. Leurs propres outils d’intelligence artificielle (IA) automatisent désormais les bilans financiers, les rapports de marchés et même les tableaux de projection de risques, habituellement réalisés par des juniors. « Dans ma promo, l’IA provoque un sentiment d’insécurité. J’ai choisi de temporiser en restant à Renmin. » Pour se donner plus de chance, Peter va intégrer le master d’économie numérique lancé en septembre 2024. Ce diplôme mêle finance, IA, droit et informatique pour former, en deux ans, des « talents de haut niveau en gestion polyvalente dans l’économie numérique ». A la rentrée, l’Ecole de gestion et d’économie ainsi que l’Ecole d’électronique et d’ingénierie d’information de l’université Tongji, à Shanghaï, lanceront toutes les deux un master du même acabit, « pour répondre aux besoins de la finance intelligente ». Il vous reste 75.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A l’ère de l’IA, les universités chinoises bouleversent leurs cursus
Une refonte universitaire est en cours à travers le pays pour coller aux priorités économiques du gouvernement chinois et tenter de résorber le chômage des jeunes. Pour se maintenir, certaines spécialités comme les langues vivantes doivent s’adosser aux sciences dures.










