Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Universités Universités Universités Malgré des risques d’ingérence et d’espionnage, des établissements français maintiennent et poussent même à développer une coopération scientifique étroite avec l’empire du Milieu, passé expert en intelligence artificielle. Article réservé aux abonnés Rencontré fin juin, Romain Soubeyran devait s’envoler quelques heures plus tard pour la Chine. Le directeur général de CentraleSupélec et président du groupe des écoles Centrale était attendu à Pékin, où il devait assister à la remise annuelle des diplômes ainsi qu’au conseil d’administration de Centrale Pékin, une école qui a fêté ses 20 ans en 2025. Du côté français, l’enthousiasme académique pour la Chine, dont les universités progressent encore cette année dans le classement de Shanghaï, est resté intact, malgré les risques d’ingérence et de captation de données scientifiques détaillés, notamment, dans un rapport sénatorial, en octobre 2021. D’autres pays comme la Russie, la Turquie, certains Etats du Golfe persique avaient été également mentionnés, « mais aucun ne peut se targuer des moyens et de l’ampleur de la stratégie chinoise, qui joue sur de multiples tableaux et ne dissimule plus sa volonté d’occuper une position centrale dans les relations internationales et de faire prévaloir ses vues », soulignait l’ex-sénateur La République en marche des Hauts-de-Seine André Gattolin. Il vous reste 86.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.