«On se demande même si ça va être pire qu’en 2003»: un agriculteur vaudois inquiet pour ses cultures

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d’eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.La situation est inquiétante, car la canicule intervient «super tôt» cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). «On se demande même si ça va être pire qu’en 2003», explique-t-il lors d’une visite de son exploitation familiale.Actuellement, l’agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l’humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d’économiser l’eau, surtout depuis les restrictions d’usage.Dans la plaine de l’Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d’eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l’eau de la nappe phréatique. «L’agriculture c’est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse», raconte-t-il.