Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Au lycée Georges-Clémenceau de Villemomble, mercredi 24 juin, le premier jour de l’épreuve finale du baccalauréat, lourdement impacté par la vague de chaleur, a été éprouvant pour les professeurs et les élèves. Article réservé aux abonnés La température avoisine les 30 degrés dès 9 heures du matin, mercredi 24 juin, à l’extérieur du lycée Georges-Clemenceau de Villemomble (Seine-Saint-Denis). Convoqués comme jury du grand oral, dernière épreuve du baccalauréat pour les élèves de terminale générale et technologique, les professeurs entrent tour à tour dans l’établissement, éventail à la main ou ventilateur dans les bras. Les candidats, équipés eux de ventilateurs de poche, leur emboîtent le pas. Face à la vague de chaleur, près de 10 000 candidats ont vu leur grand oral ou leur oral de français reportés de quelques jours depuis le début de la semaine. Un chiffre à rapporter aux 120 000 élèves qui se présentent chaque jour devant les jurys, a indiqué le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray. Au lycée Georges-Clémenceau, aucun report n’est intervenu et les oraux ont lieu coûte que coûte. Pour accueillir 926 lycéens convoqués jusqu’au 2 juillet, la proviseure de l’établissement, Céline Besançon, et son équipe ont placé les 40 professeurs de jury uniquement dans les salles de l’aile ouest de l’établissement, bordée d’arbres et moins exposées au soleil. Pour ce premier jour, toute la stratégie de lutte contre la chaleur repose sur cette disposition, l’aération des salles le matin et la distribution d’eau fraîche, faute d’autres moyens disponibles. « Toute l’Ile-de-France est en rupture de ventilateurs et de brumisateurs », constate Céline Besançon. Les 25 ventilateurs et dix brumisateurs commandés par la directrice de l’établissement « il y a deux jours » ne devraient pas être livrés avant le début de la semaine prochaine, au moment où les températures seront redescendues. « J’avais des trous de mémoire » Surveillante des candidats, qui préparent leur épreuve pendant vingt minutes, Cécilia Bayens, professeure de sciences de la vie et de la terre (SVT), est installée dans une salle mal isolée. « Il fait 33,5 degrés », mesure-t-elle, à 9 h 45, malgré l’air brassé par le ventilateur qu’elle a apporté. Face à ces conditions, les candidats sont finalement déplacés dans le centre de documentation et d’information du collège (CDI), au sous-sol. « Heureusement qu’une prof nous a prêté son ventilateur ! », s’exclame Semy, 17 ans. « J’avais des trous de mémoire tellement il faisait chaud. Je me concentrais sur la chaleur et je m’arrêtais tout le temps pour boire », souffle le jeune homme. Il vous reste 55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Canicule : le grand oral sans aménagement ni ventilateur dans un lycée de Seine-Saint-Denis
Au lycée Georges-Clémenceau de Villemomble, mercredi 24 juin, le premier jour de l’épreuve finale du baccalauréat, lourdement impacté par la vague de chaleur, a été éprouvant pour les professeurs et les élèves.













