Difficile de réviser ou de rester concentré lorsque le thermomètre dépasse parfois les 40°C. Pourtant, en pleine période d'examens, des centaines de milliers de collégiens et lycéens doivent composer avec cette canicule écrasante, qui doit se poursuivre vendredi, date des épreuves du brevet.
Mais notre cerveau est-il en état de fonctionner à de telles températures ? Il est dans "un état proche d’une mini-détérioration intellectuelle", tranche la neuropsychologue Sylvie Chokron, directrice de recherche au CNRS, interrogée par RTL.fr. "Une température trop élevée, au-delà de 22 degrés, provoque un stress thermique pour le cerveau", explique-t-elle.
En temps normal, le cerveau mobilise déjà une grande quantité d’énergie pour assurer ses fonctions. Lorsqu’il doit en plus maintenir la température interne du corps à un niveau acceptable, ses ressources se réduisent.
"Le cerveau ne peut pas assurer une double tâche : garder la température interne du corps et travailler efficacement", résume la spécialiste. Entre 30 et 45°C, "on n’a plus du tout les mêmes conditions d’un point de vue physiologique".
Attention, mémoire, prise de décision : toutes les fonctions cognitives sont touchées















