Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Donald Trump Donald Trump Donald Trump Chronique Gilles Paris Editorialiste au « Monde » La stratégie de sécurité nationale du président des Etats-Unis, publiée en décembre 2025, a été lourdement mise à mal ces six derniers mois, observe dans sa chronique Gilles Paris, éditorialiste au « Monde ». Publié le 24 juin 2026 à 12h30, modifié le 24 juin 2026 à 14h11 Temps de Lecture 3 min. Read in English Article réservé aux abonnés La promesse de succès de Donald Trump s’est heurtée à la réalité. Le président des Etats-Unis s’était engagé à obtenir des résultats pour, au moins, le « demi-siècle » à venir, mais le bilan déçoit et sa parole s’en trouve décrédibilisée. Il ne s’agit pas de l’Iran, mais des coûteux travaux d’aménagement du long bassin qui s’étend au pied du Lincoln Memorial, au cœur de la capitale fédérale. Le locataire de la Maison Blanche, qui consacre, ces derniers jours, une partie de son énergie à ce bassin, veut lui donner l’apparence bleutée d’une piscine, au grand désespoir des défenseurs du patrimoine de Washington. Le revêtement utilisé à cet effet s’est abîmé en un temps record, des algues ont pullulé, et la rénovation ratée de la Reflecting Pool, son nom officiel, est devenue l’allégorie d’une présidence toujours plus désordonnée. Car un autre édifice a été durement éprouvé par les six derniers mois de présidence Trump : la stratégie de sécurité nationale publiée en décembre 2025. Après l’accord de cessez-le-feu conclu mi-juin avec l’Iran, qui reflète les priorités du régime au pouvoir à Téhéran plutôt que celles des Etats-Unis, sa relecture s’avère particulièrement difficile, notamment la conviction que la « fiabilité » de Washington « continuera à faire de [lui] le partenaire mondial de premier choix ». La guerre, qui a pris de court les pays proches des Etats-Unis et a débouché sur la fermeture du détroit d’Ormuz, déclenchant une crise systémique à l’échelle de la planète, atteste du contraire. Tous les alliés de Washington connaissent désormais par cœur la formule de l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger, selon laquelle « il peut être dangereux d’être l’ennemi des Etats-Unis, mais être leur ami est fatal ». Il en va de même de l’affirmation du président, dans le préambule du document, selon laquelle « l’Amérique est de nouveau forte et respectée ». A en juger par les diatribes de la presse favorable au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, y compris dans le journal qui appartient à une importante donatrice du républicain, Miriam Adelson, le respect de l’allié israélien s’est perdu. La raison ? L’absence de l’Etat hébreu aux négociations qui se sont ouvertes en Suisse et les pressions de Washington pour qu’un véritable cessez-le-feu s’installe au Liban. Il vous reste 60.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La menace de la force était bien plus dissuasive que l’étalage de cette dernière par Donald Trump dans la guerre contre l’Iran »
CHRONIQUE. La stratégie de sécurité nationale du président des Etats-Unis, publiée en décembre 2025, a été lourdement mise à mal ces six derniers mois, observe dans sa chronique Gilles Paris, éditorialiste au « Monde ».









