Publié le 20 juin 2026 à 08:49. / Modifié le 20 juin 2026 à 08:50.
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Nouvelles frontières
Chaque samedi, notre journaliste Frédéric Koller commente une actualité géopolitique de la semaine.Retrouvez tous ses articles et chroniques
Semaine après semaine, je me promets de ne plus consacrer une seule chronique à Donald Trump. Encore raté. Mercredi à Evian, pour la première fois, j’assistais à une de ses conférences de presse. Au bout d’une quarantaine de minutes, mon corps m’a littéralement guidé hors de la salle. Il fallait fuir. Ce n’est pas sa prise de parole qui a provoqué ce qui ressemblait à une nausée. Donald Trump faisait juste l’éloge habituel du président des Etats-Unis, c’est-à-dire de lui-même. Non. L’insupportable était ailleurs, dans ce qui se passe hors du champ des caméras.Que voit-on? Lors de l’entrée en scène du président, un petit groupe de cheerleaders («meneurs de claque» en québécois, indique Wikipédia) installés sur les gradins réservés aux journalistes s’est mis à l’acclamer comme à l’arrivée d’une équipe dans un stade. J’ai cru reconnaître à leur tête l’ambassadrice des Etats-Unis à Berne, Callista Gingrich. Ou était-ce son sosie? C’est inhabituel, pour une conférence de presse d’un chef d’Etat.












