Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Justice internationale Justice internationale Justice internationale Alors que l’invasion russe de l’Ukraine a ravivé la question du crime d’agression, la justice internationale reste entravée par des blocages politiques. Claus Kress, professeur de droit international, analyse les limites du tribunal spécial créé il y a un an et dénonce les « doubles standards » qui fragilisent la crédibilité du système, pointant notamment la position française. Article réservé aux abonnés Il y a un an, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a signé un accord avec le Conseil de l’Europe, créant le tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine. Directeur de l’Institut de droit international pour la paix et la sécurité de l’Université de Cologne, Claus Kress estime que la création de ce tribunal est une étape cruciale dans la lutte contre l’impunité des auteurs de crime d’agression, qualifié de « crime international suprême » lors du procès des responsables nazis à Nuremberg après la seconde guerre mondiale. La communauté internationale s’est alors reconstruite sur l’interdiction du recours à la force entre Etats. Pourtant, le crime d’agression reste impuni, faute de tribunal compétent pour en juger les auteurs. Lors des négociations créant la Cour pénale internationale (CPI), et auxquelles le professeur Claus Kress a participé au sein de la délégation allemande, les diplomates n’étaient pas parvenus à s’accorder sur la définition de l’agression, et sur la poursuite des auteurs de ce crime, un crime de chefs d’Etat par excellence. Depuis, les négociations se poursuivent. Dans cet entretien, le professeur Claus Kress évoque les blocages de certains Etats dont la France. Il vous reste 80.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le tribunal spécial sur l’agression de l’Ukraine peut être une grande étape pour protéger l’architecture légale bâtie après la seconde guerre mondiale »
Alors que l’invasion russe de l’Ukraine a ravivé la question du crime d’agression, la justice internationale reste entravée par des blocages politiques. Claus Kress, professeur de droit international, analyse les limites du tribunal spécial créé il y a un an et dénonce les « doubles standards » qui fragilisent la crédibilité du système, pointant notamment la position française.







