Les résultats du vote formel sur le projet de réforme constitutionnelle accordant une « autonomie » sans précédent à la Corse, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 23 juin 2026. ALAIN JOCARD/AFP
Les députés ont approuvé, par 271 voix contre 202, une réforme constitutionnelle visant à accorder une « autonomie au sein de la République » à la Corse, mardi 23 juin. Cette perspective, qui divise au sein de la classe politique, doit désormais passer l’épreuve du Sénat. L’aboutissement du texte est très incertain et pourrait être percuté par l’élection présidentielle.
Si les deux chambres s’accordent sur une version commune, celle-ci devra ensuite réunir l’assentiment de trois cinquièmes des suffrages exprimés des parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Ce quota n’a d’ailleurs pas été atteint mardi, mais cela n’entrave pas pour autant à ce stade l’avancement du texte.
Son adoption à l’Assemblée « constitue une étape importante pour la Corse et pour notre démocratie », s’est félicitée la ministre de la décentralisation, Françoise Gatel, quand son collègue à la justice, Gérald Darmanin, a salué sur le réseau social X une promesse « tenue ». C’est ce dernier, alors ministre de l’intérieur, qui avait été chargé à l’époque par Emmanuel Macron de mettre sur pied ce projet de loi, pour mettre un terme aux violences provoquées par la mort en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna.











