Le drapeau corse et le drapeau français à Ajaccio, le 14 mars 2024. PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP

Après de très longues tractations, les députés ont trouvé un accord, tard mercredi 17 juin, sur ce qui devrait justifier un « statut d’autonomie », qu’une loi constitutionnelle entend accorder à la Corse, avant de reprendre leurs débats jeudi. C’était en quelque sorte la première haie de ce projet de loi constitutionnelle, qui devra in fine être approuvé par 3/5e des parlementaires réunis en Congrès.

Examiné en première lecture à la chambre basse, il permettrait des adaptations législatives et réglementaires spécifiques à l’île de Beauté. Il entend surtout conférer à la collectivité de Corse un pouvoir législatif et réglementaire propre − au cœur des débats − dans des domaines et conditions encadrés par une future loi organique, au calendrier et contenu encore incertains.

Mais avant cela, le texte gouvernemental définit les raisons du « statut d’autonomie au sein de la République » qui serait accordé à la Corse, inédit pour un département métropolitain. Dans sa version initiale, le texte prévoyait qu’il tienne compte des « intérêts propres » de la Corse, « liés à son insularité méditerranéenne et à sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre ».