Gilles Simeoni, architecte du projet de loi sur l'autonomie de la Corse
Vers une Corse autonome dans la République ? Les députés ont approuvé, ce mardi 23 juin, une réforme constitutionnelle visant à accorder à l'île des pouvoirs dérogatoires au nom de ses spécificités, même si la suite de son parcours reste très incertain, et pourrait être percutée par la présidentielle.
Adopté par 271 voix contre 202, le texte devra aller au Sénat, dominé par la droite et le centre, et où beaucoup de parlementaires s'attendent à un examen difficile.
Si les deux chambres s'accordent sur une version commune, celle-ci devra ensuite réunir l'assentiment de 3/5e des suffrages exprimés des parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Une barre qui n'a d'ailleurs pas été atteinte, mais qui n'entrave pas pour autant à ce stade le texte.
"Une étape importante pour la Corse et pour notre démocratie"Son adoption à l'Assemblée "constitue une étape importante pour la Corse et pour notre démocratie", s'est félicité la ministre Françoise Gatel (Décentralisation), quand son collègue à la Justice Gérald Darmanin a salué sur X une promesse "tenue".














