Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Essais période contemporaine Essais période contemporaine Essais période contemporaine Isabelle Sancho rappelle l’histoire du néoconfucianisme, à la fois philosophie et idéologie politique qui s’est imposé en Corée au XIVᵉ siècle, et sa place actuelle. Article réservé aux abonnés « Confucianisme, la voie coréenne », d’Isabelle Sancho, préface d’Alain Delissen, Atelier des cahiers, « Essais », 352 p., 22 €. La Corée du Sud est à la mode. Les strass et paillettes de la K-pop comme les images léchées des dramas éblouissent le monde, quitte à l’aveugler sur une société plus complexe qu’il n’y paraît, traversée par des tensions, des inégalités et des attitudes communément attribuées à un héritage néoconfucéen mal connu ou mal compris. Avec Confucianisme, la voie coréenne, l’historienne Isabelle Sancho démystifie un terme « étrange et faussement familier ». Cet ouvrage dense contextualise cette « voix à écouter », ce modèle à imiter, centré sur l’harmonie sociale, la vertu et l’éducation. Elle l’évoque avec un sentiment d’« urgence à faire sentir et ressentir la puissance d’un projet (…) de civilisation », écrit en préface Alain Delissen. Confucius, forme latinisée de Kong fuzi, littéralement « maître respecté Kong », en référence au personnage historique chinois Kong Qiu (551-479 av. J.-C.), incarne « depuis plus de deux millénaires dans de nombreux pays d’Asie orientale la figure du “maître”, à savoir un “modèle” qui délivre un “enseignement” » et qui est « jugé digne d’“émulation” », note Isabelle Sancho. S’inspirant du taoïsme et du bouddhisme, le néoconfucianisme s’impose au XIe siècle en Chine avant de devenir le ferment civilisationnel de la société coréenne de la dynastie Choson (1392-1910). A la fois « pensée philosophique » et « idéologie politique », il résulte d’une adaptation en profondeur par des souverains en quête de légitimité et de stabilité. Leur projet confucéen promeut une civilisation conçue comme « comme une “tradition”, définie comme un enseignement ou une “étude” qu’il faut cultiver, faire vivre et “transmettre” afin de transformer l’humanité par “l’éducation” ». L’accent est alors mis sur l’ascendance généalogique du personnage mal connu de Kija, conseiller des premiers souverains de la dynastie chinoise des Zhou (1027-771 av. J.-C.), auxquels il transmet le « “Livre des Shang”, aussi appelé “Livre des documents” (…). Ce texte pose les principes fondamentaux de l’idéal confucéen de gouvernement et de civilisation ». Il vous reste 38.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Confucianisme, la voie coréenne » éclaire un courant de pensée central pour comprendre la Corée du Sud
Isabelle Sancho rappelle l’histoire du néoconfucianisme, à la fois philosophie et idéologie politique qui s’est imposé en Corée au XIVᵉ siècle, et sa place actuelle.








