Le président sud-coréen Lee Jae-myung et son épouse Kim Hye-kyung, lors de son investiture dans la salle de la Rotonde de l’Assemblée nationale à Séoul, en Corée du Sud, le 4 juin 2025. JEON HEON-KYUN / VIA REUTERS

Présentée comme « pragmatique » et distante des logiques de bloc, la politique diplomatique du nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, se heurte déjà aux réalités géopolitiques en cours. Dans son discours d’investiture, mercredi 4 juin, sous la rotonde de l’Assemblée nationale, M. Lee a prôné le « renforcement de l’alliance avec les Etats-Unis et la consolidation de la coopération trilatérale avec les Etats-Unis et le Japon », mais aussi l’ouverture de « voies du dialogue » avec la Corée du Nord. Contrairement à ses propos de campagne, quand il appelait à « entretenir des relations amicales avec la Chine et la Russie, à commercer et à coopérer avec elle », M. Lee n’a pas mentionné ces pays explicitement. Il n’y a fait qu’une référence indirecte : « J’aborderai les relations avec les pays voisins dans une perspective d’intérêt national et de pragmatisme. »

Avec sa nouvelle doctrine, le dirigeant, issu d’un Parti démocrate (progressiste) veut rompre avec la « diplomatie fondée sur des valeurs communes » (démocratie, droits humains) et sur le durcissement des positions envers la Chine et la Corée du Nord de son prédécesseur, le conservateur Yoon Suk Yeol (2022-2025).