Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Japon Japon Japon En Corée du Sud, la première ministre japonaise et le président sud-coréen ont multiplié les signes de complicité et les accords dans des domaines variés, de l’énergie à la sécurité. Cette bonne entente témoigne du pragmatisme de deux dirigeants aux convictions opposées, mais confrontés à une situation internationale dégradée. Article réservé aux abonnés Il n’est pas fréquent qu’un président progressiste sud-coréen rencontre avec le sourire une première ministre nationaliste japonaise. Quand il le fait quatre fois en six mois, c’est le signe d’un environnement international si dégradé qu’il ferait presque oublier les contentieux mémoriels liés à la colonisation nippone de la péninsule, de 1910 à 1945, qui ont longtemps nui aux liens bilatéraux. Entre les menaces chinoises et nord-coréennes, la guerre en Iran qui affecte les approvisionnements énergétiques et un allié américain à la fiabilité incertaine, « une tempête s’abat sur le monde », a déploré le président sud-coréen, Lee Jae-myung, qui accueillait mardi 19 et mercredi 20 mai la cheffe du gouvernement nippon, Sanae Takaichi. « La coopération et la communication entre pays partageant les mêmes valeurs sont plus que jamais nécessaires », a-t-il souligné. Un sentiment partagé par Mme Takaichi, qui a plaidé pour « une coopération mutuellement bénéfique afin que le Japon et la Corée du Sud puissent devenir ensemble des nations fortes et prospères ». Les deux dirigeants se sont retrouvés à Andong, la ville natale du dirigeant sud-coréen, dans la province du Gyeongsang du Nord, au centre du pays. En janvier, M. Lee avait été reçu par Mme Takaichi dans le département de Nara (ouest du Japon), région d’origine de la première ministre. Cette « diplomatie des régions natales » illustre leur bonne entente. Il vous reste 73.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.