Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Selon l’enquête annuelle menée par le World Gold Council, publiée mardi 16 juin, 89 % des institutions monétaires prévoient d’augmenter leurs réserves durant les douze prochains mois. Article réservé aux abonnés L’or continue de s’imposer comme la valeur refuge privilégiée par les banques centrales du monde entier. Selon une enquête annuelle menée par le World Gold Council entre le 5 février et le 19 mai, et publiée le mardi 16 juin, 89 % des 76 institutions monétaires interrogées prévoient d’augmenter leurs réserves au cours des douze prochains mois. Ce chiffre confirme une tendance déjà bien ancrée. Entre 2022 et 2026, les banques centrales ont ainsi acheté en moyenne 1 000 tonnes d’or par an. Soit près du double que durant la décennie précédente. Plusieurs facteurs expliquent cet emballement. Les préoccupations géopolitiques, bien sûr, alimentées par les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine. L’instabilité internationale est, ainsi, citée par 88 % des banques centrales. Cette crainte dépasse pour la première fois depuis plusieurs années celles liées à l’inflation. A cela s’ajoute la politique commerciale de Donald Trump. Pour 90 % des banques centrales, la capacité de l’or à conserver sa valeur en période de crise constitue l’argument principal en sa faveur. Le métal jaune permet aussi de diversifier leurs réserves nationales. La Pologne se distingue Le rapport montre également que les économies émergentes sont nettement plus actives sur ce marché : 86 % de leurs banques centrales ont acheté ou vendu de l’or au cours des cinq dernières années. Parmi les pays les plus dynamiques figurent notamment la Chine (+ 7,15 tonnes au premier trimestre 2026, portant le pays à un total de 2 313,46 tonnes), l’Inde (+ 0,34, à 540,98 tonnes), et surtout la Pologne. Cette dernière se distingue depuis plusieurs années comme l’un des principaux acheteurs mondiaux. A fin mars, la banque centrale polonaise détenait 581 tonnes d’or. La guerre en Ukraine, qui affecte directement l’environnement économique et sécuritaire de la région, a incité Varsovie à renforcer ses réserves stratégiques. Il vous reste 16.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.