Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres L’historien allemand est l’auteur d’une biographie fouillée et passionnante du médiéviste et résistant, « Marc Bloch. Une biographie intellectuelle ». Il y rappelle en particulier qu’il était socialiste, probablement encarté à la SFIO, et européen avant l’heure. Article réservé aux abonnés L’historien allemand Peter Schöttler, né en 1950, est directeur de recherche honoraire au CNRS. Il a consacré de nombreux travaux, en allemand et en français, à l’historiographie du XXe siècle et en particulier à Marc Bloch, dont il a édité plusieurs textes en Allemagne. Il signe, aux éditions Gallimard, Marc Bloch. Une biographie intellectuelle, qui relit la trajectoire de l’historien sous l’angle de ses influences philosophiques et de ses affinités épistémologiques. Lorsque vous avez commencé à travailler sur Marc Bloch, dans les années 1980, en Allemagne, pouviez-vous imaginer que sa figure deviendrait aussi centrale dans l’historiographie et le débat public ? Non, c’était évidemment tout à fait différent, et complètement marginal. La réception allemande de la revue qu’il a cofondée en 1929 avec Lucien Febvre [1878-1956], les Annales, était essentiellement limitée à des gens qui lisaient le français, parce qu’il y avait très peu de traductions de Marc Bloch. Je ne l’avais jamais lu pendant mes études, et ne l’ai rencontré que par un détour, au croisement d’un intérêt pour le marxisme et pour l’histoire sociale, en découvrant toute une série de revues françaises. Il vous reste 79.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.