Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Sida Sida Sida Tribune Mandeep Dhaliwal Directrice du pôle Prospérité et bien-être du PNUD A l’occasion de la réunion de haut niveau des Nations unies sur le sujet, qui devrait se tenir les 22 et 23 juin, la directrice du pôle Prospérité et bien-être du PNUD, Mandeep Dhaliwal, appelle, dans une tribune au « Monde », à agir prioritairement sur les inégalités socio-économiques d’accès aux traitements. Publié aujourd’hui à 07h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés En 1996, une nouvelle révolutionnaire a été annoncée lors de la Conférence internationale de Vancouver sur le sida : grâce à la découverte d’une thérapie antirétrovirale combinée très efficace, le virus ne serait plus synonyme de condamnation à mort. Cette avancée a été un moment d’espoir immense. Puis vinrent la frustration et la colère, car le traitement, qui coûtait alors environ 10 000 dollars (8 720 euros environ) par patient et par an, n’était disponible que dans les pays riches. Tandis qu’en Australie, aux Etats-Unis, au Canada et en Europe occidentale l’espérance de vie augmentait presque immédiatement, des millions de personnes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire attendaient des années pour obtenir les mêmes médicaments. L’accès était déterminé par les profits et la politique. Au cours de la décennie suivante, des millions de personnes sont mortes d’une maladie qui était déjà traitable. Trente ans plus tard, le monde se trouve confronté à un nouveau moment décisif, comparable à celui de Vancouver. Cette année, les gouvernements devront déterminer si les inégalités mortelles en matière de santé qui ont marqué les années ayant suivi 1996 continueront de définir notre avenir. Fin juin, les gouvernements se réuniront à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour négocier une nouvelle déclaration politique sur le VIH [virus de l’immunodéficience humaine]. Leurs accords façonneront le financement, la conception et la mise en œuvre de la riposte pour les années à venir. Un nouveau médicament, le lénacapavir, administré par injection deux fois par an, a réduit l’incidence du VIH de 96 % lors d’essais cliniques, selon Sidaction. Pour une mère qui ne peut conserver ses médicaments quotidiens en toute sécurité à domicile, pour un jeune qui subit des préjugés à chaque fois qu’il se rend dans un centre de santé, pour un homme homosexuel dont le seul recours est un service où le personnel soignant le stigmatise ou lui refuse des soins, ce chiffre est significatif. Pourtant, ce médicament reste actuellement inaccessible à la quasi-totalité d’entre eux. Il vous reste 65.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La fin du sida n’est plus une question de ressources nécessaires, mais de volonté politique et d’humanité »
TRIBUNE. A l’occasion de la réunion de haut niveau des Nations unies sur le sujet, qui devrait se tenir les 22 et 23 juin, la directrice du pôle Prospérité et bien-être du PNUD, Mandeep Dhaliwal, appelle, dans une tribune au « Monde », à agir prioritairement sur les inégalités socio-économiques d’accès aux traitements.










