CampusCampus. Dépassée l'antisèche en papier cachée au fond de la trousse. La triche, à l’ère de l’IA, prend une tout autre dimension. Les établissements du supérieur cherchent la parade.Publié le 22/06/2026 à 06:00bookmark3912 ILLU CAMPUS IAL'ExpressL’Ecole normale supérieure (ENS) de Paris doit aujourd’hui faire face à un phénomène inédit : l'étonnante hausse des demandes d’aménagement pour les épreuves du concours d’entrée de la part de candidats ayant des besoins particuliers. Parmi eux, des élèves souffrant par exemple de dyslexie ou de dysorthographie obtiennent ainsi des dérogations leur permettant de composer sur ordinateur. "Autoriser l'usage d'un correcteur orthographique classique est un aménagement fondamental puisqu’il leur permet de composer dans les meilleures conditions, souligne Valérie Theis, directrice adjointe lettres et sciences sociales de l’ENS. Le problème est que certains demandent désormais à avoir accès à des logiciels qui utilisent l'IA pour réécrire leur texte, ce qui nous oblige à redoubler de vigilance". En Belgique, l’examen d’entrée en médecine organisé en Flandre en juillet 2025 a enregistré un taux de réussite deux fois plus élevé que celui de la session précédente. Sur les réseaux sociaux, plusieurs candidats se sont vantés d’avoir soumis des questions à l’IA sans être détectés. D’autres, repérés, ont été exclus..