La formation à l’IA dans le cadre scolaire, annoncée par le Premier ministre vendredi, concernera les élèves de seconde et sera intégrée au cours de sciences numériques et technologie. « Nous ne pouvons pas laisser une génération entière découvrir l’intelligence artificielle sans lui donner les clés pour la comprendre et donc la maîtriser », a fait valoir le chef du gouvernement. Photo Jc Milhet. Par Télérama, avec AFP Publié le 20 juin 2026 à 10h35 Les élèves de seconde bénéficieront, à partir de la rentrée 2027, d’une heure d’enseignement à l’intelligence artificielle (IA) par semaine, qui sera intégrée au cours de sciences numériques et technologie, a annoncé Sébastien Lecornu vendredi 19 juin. « Nous ne pouvons pas laisser une génération entière découvrir l’intelligence artificielle sans lui donner les clés pour la comprendre et donc la maîtriser », a fait valoir le Premier ministre sur le réseau social X. « Fonctionnement des modèles, usages, éthique, souveraineté numérique, esprit critique face aux manipulations et aux fausses informations : notre école doit préparer les jeunes au monde qui vient », a ajouté le chef du gouvernement. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray avait évoqué la mesure quelques instants plus tôt lors d’une table ronde à VivaTech, le salon des nouvelles technologies qui se tient actuellement à Paris : « Tous les élèves français de première année de lycée bénéficieront d’un enseignement dédié à l’IA. Ce sera la première fois que tous les élèves en France disposeront d’un dispositif permanent et spécifique », avait-il déclaré. En février 2025, sa prédécesseure Elisabeth Borne avait annoncé que collégiens et lycéens bénéficieraient à la rentrée 2025 d’une formation en ligne à l’IA, « avec des sessions obligatoires pour les élèves de 4e et de seconde ». Mais de source syndicale, cette formation a été peu mise en oeuvre. « Il est évident qu’il faut former les jeunes à une vision réfléchie de l’IA, c’est bien le rôle de l’école. Mais il faut aussi que l’école ne soit pas le lieu où les élèves sont aussi surexposés à l’IA », a réagi auprès de l’AFP Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. La responsable syndicale s’interroge également sur les modalités concrètes de mise en œuvre. Le Premier ministre a précisé que cette heure hebdomadaire serait intégrée au cours de sciences numériques et technologie (SNT), « or, la durée hebdomadaire de ce cours est d’une heure et demie », souligne-t-elle, en appelant à « une clarification ». Le chef du gouvernement a souligné que « former à l’IA » et « réduire l’exposition aux écrans », notamment via le projet d’interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, « participent d’une même ambition : faire de nos élèves des citoyens libres, autonomes. Condition de notre souveraineté collective ». A la veille de l’ouverture de VivaTech, il avait exposé son souhait d’accélérer sur l’IA, et de bâtir « une véritable autonomie stratégique », annonçant entre autres 655 millions d’euros d’investissements supplémentaires dans l’intelligence artificielle et une prise de distance avec le géant américain de l’analyse de données Palantir, utilisé par la DGSI, au profit d’une solution française. Société Éducation Intelligence artificielle Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner