Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Le gouvernement a présenté, mardi 16 juin, un « plan pour une IA utile, humaine et souveraine pour le service public ». Plusieurs outils vont être généralisés au sein de l’administration. Une « négociation sociale » sera aussi lancée, jeudi 18 juin, pour encadrer l’usage de cette technologie. Article réservé aux abonnés Face à la vague de l’intelligence artificielle, le temps de l’attentisme est révolu pour les administrations. Le principal risque, pour elles, n’est plus d’adopter l’IA, mais bien de rester à l’écart de cette révolution technologique, alertait en effet l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié en septembre 2025. Une analyse partagée un mois plus tard par David Amiel, à son arrivée au ministère de la fonction publique. « Soit on boit la tasse, soit on surfe sur la vague », avait alors lancé celui qui est devenu ministre de l’action et des comptes publics et qui a présenté, mardi 16 juin, son « plan pour une IA utile, humaine et souveraine pour les agents et l’efficacité de l’action publique ». Dévoilé à la veille de l’ouverture du salon Vivatech, ce plan prévoit notamment la généralisation à l’ensemble de la fonction publique d’Etat de l’« assistant IA », un agent conversationnel qui était expérimenté depuis 2025 auprès de 10 000 agents volontaires. Développé par la direction interministérielle du numérique, ce chatbot de l’administration s’appuie sur les modèles de la société française Mistral AI, tandis que les données sont hébergées par Outscale, la division cloud de Dassault Systèmes. Après un investissement de 300 000 euros pour sa phase pilote, la généralisation de cet outil coûtera 700 000 euros environ. A cela s’ajoute l’extension à tous les agents de l’Etat de « Transcripts », un service de transcription automatisé par IA, dans l’objectif, toujours, d’alléger les tâches administratives. Selon l’administration, ces agents consacreraient quatre heures en moyenne par semaine à rédiger des comptes rendus de rendez-vous, de réunions ou d’auditions. Lancé par le quai d’Orsay, l’outil de traduction « DiploIA » pourra également être utilisé par l’ensemble des ministères. Un « accord-cadre » espéré à l’automne Une « négociation sociale » va aussi s’ouvrir pour encadrer le déploiement et l’usage de l’IA dans la fonction publique. « Le danger est d’avoir une IA clandestine qui se déploie », avait d’ailleurs alerté David Amiel début avril. Une étude menée auprès de 2 000 agents de l’Etat avait alors révélé que plus de la moitié des répondants déclaraient utiliser une « IA hors cadre », c’est-à-dire des solutions externes à celles développées par l’administration, comme ChatGPT. Objectif affiché par l’exécutif : aboutir d’ici à l’automne à un « accord-cadre » avec les syndicats et employeurs publics. La première réunion de négociation aura lieu ce jeudi 18 juin. Il vous reste 45.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
IA : le plan du gouvernement pour développer et réguler l’intelligence artificielle dans la fonction publique
Le gouvernement a présenté, mardi 16 juin, un « plan pour une IA utile, humaine et souveraine pour le service public ». Plusieurs outils vont être généralisés au sein de l’administration. Une « négociation sociale » sera aussi lancée, jeudi 18 juin, pour encadrer l’usage de cette technologie.









