Le Québec a l’habitude, depuis la Révolution tranquille, de créer des structures autonomes dans tous les secteurs, et la culture n’y échappe pas. Pensons au Conseil québécois du théâtre ou au Regroupement québécois de la danse. Le cirque fait exception avec En piste, organisme pancanadien de défense du secteur, même si le noyau dur des Amériques de cet art millénaire se concentre au Québec.« On ne voulait pas se ramasser avec des associations dans chacune des provinces, résume Nadia Drouin, directrice générale d’En piste. Il y a maintenant des pôles un peu partout au Canada, et même qu’ils se sont bien développés dans les dernières années. Toronto a maintenant une communauté bien dotée. Des poches de production sont en train de naître un peu partout, à Vancouver, à Edmonton, à Calgary et dans l’est [du Canada], jusqu’à Terre-Neuve. Et puis, le cirque social est très développé dans tout le pays. »Cette appellation contrôlée désigne des organisations qui utilisent les activités circassiennes comme vecteur de changement dans les communautés. Le cirque social utilise les acrobaties ou les jongleries comme moyens d’intervention, d’inclusion et de transformation sociale plutôt que comme simple mécanique spectaculaire, notamment pour favoriser l’intégration des personnes marginalisées.