Monde EuropeDésinformation. La directrice sortante du renseignement américain a déclassifié des documents qui selon elle confirment l’existence de laboratoires de recherche biologique dangereux en Ukraine. Sauf que ces documents ne prouvent rien. De quoi relancer une accusation brandie par la Russie depuis 2022.Par Juliette LaffontPublié le 19/06/2026 à 17:44Tulsi Gabbard, directrice sortante du Renseignement national (DNI), et Lee Zeldin, administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), assistent à une réunion du Conseil des ministres à la Maison Blanche, aux États-Unis, le 27 mai 2026. Evan VucciREUTERSLa directrice démissionnaire du renseignement américain a-t-elle réellement propagé une fake news sur les réseaux sociaux, rapidement reprise par la propagande russe ? Aussi invraisemblable cela soit, c'est bel et bien ce qui s'est produit la semaine dernière sur le compte X de Tulsi Gabbard. Alors que celle-ci s'apprête à quitter ses fonctions le 30 juin, elle a profité de ses derniers jours en poste pour "déclassifier" des documents "sensibles". Et en révéler ce qu'elle dit être le contenu dans une vidéo qui a déjà dépassé les 40 millions de vues sur X. Elle y affirme que les Etats-Unis financent des programmes de fabrication d'armes biologiques en Ukraine et renvoie vers lesdits documents. "Malgré le risque évident d’impact catastrophique à l’échelle mondiale… Des entités au sein de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Biden ont menti au peuple américain sur l’existence de laboratoires biologiques financés et soutenus par les États-Unis", a déclaré Gabbard dans un communiqué de presse.Today, I’m releasing never before seen intelligence revealing new evidence of past US government funding for more than 120 biolabs in over 30 countries, including Ukraine.In support of President Trump‘s Executive Order to end federal funding of dangerous gain of function… pic.twitter.com/RkPHnAbka9— DNI Tulsi Gabbard (@DNIGabbard) June 12, 2026