Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Défense Défense Défense Dans un entretien au « Monde », la direction du géant américain de l’analyse de données regrette l’annonce de Sébastien Lecornu sur la fin du contrat avec la direction générale de la sécurité intérieure et assure que son travail se poursuit. Article réservé aux abonnés « J’habite dans le monde de Trump et des fake news, c’est donc difficile de me choquer. Mais dire que Palantir a été débranché, c’est faux. » Trois jours après l’annonce, le mardi 16 juin, par le premier ministre Sébastien Lecornu du choix de la société française ChapsVision « pour se substituer au géant américain Palantir » dans le cadre du contrat avec la direction générale pour la sécurité intérieure (DGSI), Josh Harris, vice-président exécutif de l’éditeur de logiciels, a toujours du mal à accepter la déclaration. Cela fait dix ans, à la suite des attentats de novembre 2015, que Palantir fournit son logiciel d’analyse de données à la DGSI. Depuis, le contrat a été renouvelé trois fois, dont la dernière en décembre 2025. Et M. Harris n’imaginait pas que son groupe serait traité de la sorte, sans être averti au préalable. « J’ai appris que nous étions virés par un collègue de Paris. Mais comme on entend tous les ans que Palantir va être remplacé à la DGSI, j’ai pensé que c’était une rumeur. Ce n’est que quand j’ai vu les images que j’ai compris que Sébastien Lecornu avait dit cela dans une vidéo sur Instagram. D’habitude, on ne réagit jamais. Mais là, entendre cela de la bouche du premier ministre, sur un réseau social, je n’aurais jamais pensé que cela pouvait arriver », raconte, en français, au Monde, ce proche d’Alex Karp, le directeur général de Palantir. « On ne peut pas faire ça comme ça, sur Instagram. Ce n’est pas un conflit à Hollywood entre un acteur et sa petite amie. C’est un sujet ultra-sérieux. Et le fait d’annoncer ça sur les réseaux sociaux, je trouve que c’est dangereux pour la France. » Il vous reste 73.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.