Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Défense Défense Défense La discrète société d’Olivier Dellenbach a remporté, mi-juin, un contrat-clé avec les services du renseignement intérieur français. Elle veut s’appuyer sur ce succès pour lever les doutes sur sa capacité à rivaliser avec le géant de l’analyse de données. Read in English Article réservé aux abonnés « C’est une belle référence. » Deux semaines après avoir remporté l’emblématique contrat d’analyses de données auprès de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à la suite de l’américain Palantir, Olivier Dellenbach, le président de l’entreprise de logiciels ChapsVision, apprécie mais avec mesure. Car si le premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a lui-même annoncé cette décision, le 16 juin, y voit la volonté de la France de ne plus accepter « de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique », le dirigeant, lui, ne veut pas résumer ce choix à une affaire de souveraineté. « On utilise ce mot un peu à tort et à travers. Pour moi, être souverain, c’est avant tout avoir l’option de choisir », explique M. Dellenbach au Monde. Sous-entendu, sa société n’a pas été retenue seulement parce qu’elle est française mais parce que sa technologie a fait ses preuves. La nationalité était néanmoins un critère essentiel dans le choix. Seules les entreprises tricolores avaient le droit de concourir à l’appel d’offres lancé fin 2021 par la DGSI, excluant de fait Palantir. Objectif : faire émerger un logiciel français capable de traiter et de croiser des milliards de données (interceptions téléphoniques, messageries, réseaux sociaux, localisations, mouvements bancaires…) à disposition de la DGSI afin de prévenir des menaces terroristes. Il vous reste 81.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.