Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Gauches Gauches Gauches Drapeau tricolore, « La Marseillaise », slogans… Face au Rassemblement national, les leaders sociaux-démocrates et « insoumis », assumant la « bataille patriotique », tentent de se réapproprier les symboles nationaux. Et par là même de renouer avec leur histoire. Article réservé aux abonnés La bataille est lancée pour savoir qui sera le plus patriote. Longtemps considéré comme une notion répulsive à gauche, le terme est désormais brandi comme un étendard à l’aube de la campagne présidentielle pour 2027. D’un côté, La France insoumise se revendique comme « le parti le plus patriote de l’échiquier politique français », selon la députée (La France insoumise, LFI) de la Seine-Maritime Alma Dufour au micro de Jean-Jacques Bourdin. De l’autre, Raphaël Glucksmann (Place publique) en a fait un totem avec la publication de son livre Nous avons encore envie. Pour un sursaut patriotique (Allary, 192 p., 18,90 €). « Nous serons le camp du patriotisme dans cette élection, du vrai patriotisme », a-t-il promis lors de son premier meeting, le 13 juin, aux Docks de Paris, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Autrement dit, la gauche souhaite incarner un patriotisme républicain et inclusif face au nationalisme conservateur de l’extrême droite. Et cette bataille passe par la réappropriation de symboles, associés au Rassemblement national dans l’imaginaire populaire : drapeau tricolore, Marseillaise, slogans. Un triptyque au complet le 7 juin, à Saint-Denis, pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon. Le mouvement revendique même désormais la formule « On est chez nous », détournant ainsi une marque de fabrique de l’extrême-droite jusque-là, repris par la foule et par le quadruple candidat à la présidentielle dans son discours. Il vous reste 73.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.