Je m'abonne à la newsletter « Politique »
Après les ministères, bientôt les entreprises ? Le gouvernement veut étendre le recours aux tests salivaires anti-drogue au travail. Dans une circulaire publiée mardi et révélée par Politico, Sébastien Lecornu demande la mise en place de "dépistages inopinés et obligatoires" dans les cabinets ministériels, visant les hauts fonctionnaires ainsi que les agents habilités dans les domaines de la défense ou de la sécurité.
Le Premier ministre souhaite également qu'une liste des emplois pouvant être soumis à des contrôles réguliers soit établie. Mais cette logique ne peut pas être transposée telle quelle au privé. Car dans les entreprises, ces dépistages existent déjà, mais dans un cadre juridique très strict, limité aux postes à risque et encadré par des règles précises.
Qui peut être contrôlé, par qui, et avec quelles conséquences ? Réponses avec Me Paul Van Deth, avocat en droit du travail.
Les tests salivaires sont-ils déjà autorisés dans les entreprises ?Oui, mais dans un cadre très strict. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le projet porté par le gouvernement, le dépistage des stupéfiants au travail n'est pas une nouveauté. Certaines entreprises y ont déjà recours, notamment dans les secteurs où une erreur humaine peut avoir des conséquences graves sur la sécurité.











