C'est l'un des marqueurs du mandat de Sébastien Lecornu à Matignon. En juin dernier, le Premier ministre a publié un décret dans lequel il annonçait que des tests de dépistage de drogues seront pratiqués au sein du gouvernement et aussi des cabinets ministériels. Les hauts fonctionnaires ainsi que les agents habilités dans les domaines de la défense ou de la sécurité seront concernés.
Un mois plus tard, le Premier ministre a expliqué dans un entretien à Paris Match ce mercredi 22 juillet, où il annonce qu'"à la suite de tests positifs", des personnes ont été écartées. "Ces contrôles continueront, les tests ont un caractère aléatoire. Et je ne doute pas que mes successeurs iront encore plus loin", a-t-il indiqué.
Sébastien Lecornu est aussi revenu sur cette décision. "Beaucoup disent que je l’ai fait pour des raisons d’exemplarité, c’est vrai, mais je l’ai surtout fait pour des raisons de vulnérabilité", a reconnu le chef du gouvernement.
"Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. Consommer de la drogue, c’est être vulnérable", a-t-il ajouté en estimant que l'on "ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les 'quartiers', et tolérer en même temps la consommation dans les 'beaux quartiers'".









