Violences gynécologiques et ou obstétricale : Sonia Bisch appelle les politiques à s'emparer de ce "tabou"
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Examens gynécologiques sans consentement, douleurs ignorées, pratiques contraires aux recommandations... La statistique est glaçante : plus de quatre femmes interrogées sur dix, soit près d'une sur deux, déclarent avoir subi des violences gynécologiques ou obstétricales en consultation, selon l'association StopVOG, à partir d'un questionnaire complété par 10.000 personnes.
"Les atteintes au consentement dans le soin, ainsi que les violences obstétricales et gynécologiques, sont de grande ampleur en France. Loin d'être marginales, elles relèvent de violences sexistes en santé", dénonce l'association dans la synthèse de cette enquête. Sonia Bisch, présidente et fondatrice de l'association à l'origne de l'enquête, rappelle sur RTL que depuis 2002, "tout professionnel de santé doit vous demander votre accord avant un examen".
L'analyse, menée par StopVOG, s'appuie sur les réponses de 10.152 personnes, "réparties sur tout le territoire", recueillies du 30 juillet au 31 décembre 2025. Environ 45,1% des répondantes ont déclaré avoir subi ce type de violences : 28,7% des violences gynécologiques, et 24,5% des violences obstétricales (dans un contexte de grossesse, d'accouchement, ou d'avortement), certaines des répondantes pouvant être victimes des deux.








