Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon chroniqueuse au service Economie Le constructeur allemand a indiqué qu’il s’attendait à une baisse « significative » de ses résultats. Un aveu de faiblesse alors que la firme semblait résister mieux que d’autres aux tourments du secteur automobile, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Dans le film de Gérard Oury Le Corniaud (sorti en 1965), difficile d’échapper au doux son des klaxons. Celui de la Cadillac décapotable conduite par Bourvil a de quoi percer à lui seul les tympans. Mais il n’a rien à envier à l’avertissement strident que BMW vient d’envoyer pour prévenir que ses profits en 2026 seraient bien moins bons que prévu. Le constructeur automobile allemand a indiqué, mardi 16 juin, qu’il s’attendait à une baisse « significative » de ses résultats, quand, jusqu’à présent, un recul « modéré » était en vue. BMW table sur une marge opérationnelle dans sa branche automobile autour de 1 % à 3 %, autrement dit deux à quatre fois moins que les 4 % à 6 % précédents. Et très loin des quasi 12 % record que la marque premium affichait en 2021. Les observateurs se doutaient qu’un ajustement était inévitable, mais pas de cette ampleur. Le groupe explique cette dégradation soudaine par l’impact du conflit au Moyen-Orient, qui augmente à la fois les coûts de l’énergie et affecte la confiance des ménages. Mais, surtout, BMW souligne le « développement négatif » en Chine où, sur un marché globalement en baisse, les consommateurs boudent les véhicules thermiques en faveur des voitures électriques de marques locales, même dans le haut de gamme. Une tendance qui s’étend à la région Asie-Pacifique. Cette mauvaise passe incite les constructeurs chinois à exporter de plus en plus, notamment vers l’Europe. Il vous reste 44.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.