Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Médias Médias Médias La mise en demeure de l’Arcom adressée à CNews, lundi 15 juin, a apporté de l’eau au moulin des intervenants, de plus en plus nombreux, qui, pourtant eux-mêmes conservateurs, critiquent la tonalité radicale de la chaîne du groupe Canal+ et l’impossibilité d’y débattre. Article réservé aux abonnés Mise en demeure par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), lundi 15 juin, de respecter, « à l’avenir », le pluralisme des courants de pensée et d’opinions, CNews conteste cette décision − fondée sur l’examen de ses programmes diffusés en mars 2025, conformément à la saisine déposée par l’ONG Reporters sans frontières. Pourtant, si la chaîne espère que le Conseil d’Etat lui donnera raison contre le régulateur, de plus en plus de personnalités qui contribuent ou ont participé à son succès, critiquent désormais ouvertement son ton uniforme. Dernier en date à exprimer sa réprobation : le juriste Amine Elbahi, chroniqueur depuis six ans sur la chaîne. Le 1er juin, cet ancien militant Les Républicains, connu pour son engagement contre l’islamisme, a envoyé un courrier à Serge Nedjar, le directeur général de la chaîne, à propos de l’émission « 100 % Frontières », diffusée chaque fin de matinée, depuis le 23 février, en partenariat avec la publication identitaire et anti-immigration. Amine Elbahi y regrette un dispositif dans lequel « les mêmes intervenants occupent une place prépondérante », et « laisse peu de place à la contradiction, à la diversité des points de vue et au renouvellement des invités », reprenant ainsi une partie des éléments sur lesquels l’Arcom se fonde désormais pour juger du pluralisme sur une antenne. Deux jours plus tard, Amine Elbahi a adressé une saisine à l’Arcom, ainsi que l’ont révélé Mediapart et le journaliste indépendant Clément Garin, dans laquelle il liste « plusieurs éléments » lui paraissant « susceptibles d’interroger le respect des exigences de pluralisme et d’honnêteté de l’information dans le cadre de la récente émission “100 % Frontières” ». Il vous reste 68.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sur CNews, les chroniqueurs conservateurs débordés sur leur droite
La mise en demeure de l’Arcom adressée à CNews, lundi 15 juin, a apporté de l’eau au moulin des intervenants, de plus en plus nombreux, qui, pourtant eux-mêmes conservateurs, critiquent la tonalité radicale de la chaîne du groupe Canal+ et l’impossibilité d’y débattre.











