Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, et Rodolphe Belmer, PDG du groupe TF1, lors d’une audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 1er avril 2026. SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

« Une décision politique » ayant pour seul objectif « de faire taire » CNews : c’est ainsi que Maxime Saada, le président du directoire du groupe Canal+, considère la mise en demeure, mi-juin, de la chaîne d’informations par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Le gendarme de l’audiovisuel a sommé la chaîne de Vincent Bolloré de respecter davantage la diversité d’opinions sur son antenne.

Dans une tribune publiée mercredi 24 juin sur le site du Figaro, le patron de Canal+, une chaîne qui se trouve également dans le giron de Vincent Bolloré, estime que « la toute dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l’Arcom, vient d’ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s’engouffrer. »

« Ceci n’est pas une décision de régulation. C’est une décision politique. Et elle poursuit un seul objectif : faire taire, puis faire disparaître, une chaîne que des millions de Français choisissent librement chaque jour », assène-t-il.