Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Recueils épistolaires Recueils épistolaires Recueils épistolaires Sous le titre « Baisers du Singe » paraissent les 215 lettres échangées par l’autrice de « Mrs Dalloway » et sa sœur peintre entre 1904 et 1941. Essentiel. Article réservé aux abonnés « Baisers du Singe. Correspondance », de Virginia Woolf et Vanessa Bell, traduit de l’anglais par Carine Bratzlavsky et Anne-Marie Smith-Di Biasio, édité par Marie Boizet, préface de Cécile Wajsbrot, Quai Voltaire, 640 p., 36 €, numérique 26 €. Tout est mystérieux dans la couverture de Baisers du Singe, le volume de correspondance que Virginia Woolf (1882-19 41) et sa sœur Vanessa Bell (1879-1961) échangèrent entre 1904 et 1941. Mais surtout sa beauté. Beauté de la typographie, des couleurs, de la matière. Tout ici vibre de vie. Une vie qu’on emporterait avec soi pour s’y plonger. Et remonter des trésors. Tant d’amour, et de pensée, et d’amour de la pensée. Tant d’émotions et de taquineries, de sollicitude et d’amitié concentrées dans un élixir d’intelligence et de style. Il s’agit en effet d’un document d’une valeur inestimable, un trésor d’archives : 215 lettres échangées, dont beaucoup inédites, entre l’autrice de Mrs Dalloway (1925 ; Stock, 1929 ; nouvelle traduction P.O.L, 2021) et sa sœur, qu’on connaît moins, c’est dommage, la peintre Vanessa Bell. Une sorte d’exposition mais portable, dans ce petit objet indestructible ou presque, qu’on nomme un livre. Il vous reste 73.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.