Le vote des députés européens sur la proposition de « système commun de retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier dans l’Union », à Strasbourg, le 17 juin 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP
Le Parlement européen a approuvé mercredi 17 juin le règlement sur les retours des migrants déboutés du droit d’asile, une réforme incluant la possibilité pour les pays de l’UE de nouer des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union.
Sous les huées de la gauche, voyant là une illustration de la convergence droite/extrême droite dans l’hémicycle, le texte a été adopté par 418 voix pour, 218 contre, et 30 abstentions, lors d’une séance plénière à Strasbourg.
Ce texte a été conçu comme un complément du pacte sur la migration et l’asile, adopté en 2024 et entré en application en France le 12 juin 2026, pour renforcer les sanctions et le renvoi des personnes déboutées du droit d’asile. Il prévoit une série de mesures pour accélérer les expulsions et permet aux Etats qui le souhaitent d’installer des centres en dehors de l’Europe, pour y renvoyer des personnes déboutées du droit d’asile.
La possibilité de créer ces centres de rétention à l’étranger (dit « hubs de retour »), pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière refusés par leur pays d’origine, a vu une partie des partis centristes, y compris dans le camp présidentiel français, se désolidariser de la version finale, pourtant soutenue par le gouvernement.













