Des hommes courent sur le territoire espagnol après avoir franchi illégalement les clôtures séparant l’enclave espagnole de Melilla du Maroc, le 24 juin 2022. JAVIER BERNARDO / AP

Les eurodéputés et les Etats européens ont trouvé un accord, lundi 1er juin, pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne (UE), avec la possibilité de créer des centres à l’étranger où renvoyer les personnes en situation irrégulière.

La loi prévoit une série de mesures pour accélérer les expulsions et permet aux Etats qui le souhaitent d’installer des centres en dehors de l’Europe, pour y renvoyer des personnes déboutées du droit d’asile. Le compromis, trouvé dans la soirée, devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les Etats membres dans les prochaines semaines.

Certains pays, comme le Danemark, l’Autriche et l’Allemagne, commencent déjà à imaginer où installer ces centres, par exemple au Rwanda, en Ouganda et en Ouzbékistan. L’idée de créer ces « hubs de retour », sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie ; les personnes sont expulsées avant même que leur demande d’asile soit examinée, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne.