Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Liban Liban Liban Des milliers de Libanais qui avaient fui les combats ont commencé à retourner dans les villages situés au sud du fleuve Litani, lourdement bombardés durant les 105 jours de guerre. Le parti milice chiite se sent conforté, face à l’Etat libanais et à Israël, par le protocole d’accord entre Washington et Téhéran. Article réservé aux abonnés Deux fleurs roses se sont posées sur la dalle de béton nue. « C’est l’œuvre de Dieu », s’extasie le cheikh Hassan Hariri à la vue de cette délicate ornementation sur la tombe de son petit-fils de 20 ans, Hassan. Sous une autre tombe, couverte de pierres, repose son neveu de 36 ans, Mohamed. Les deux combattants du Hezbollah ont été tués, fin mai, dans l’immeuble familial qui fait face au cimetière de Deir Qanoun, dévasté par l’explosion. Revenu pour la première fois dans son village du sud du Liban, depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, le cheikh chiite récite une prière. « Nous sommes si fiers. La victoire nous appartient. Nous avons brisé l’ennemi. C’est l’œuvre de Dieu, de l’Iran et du Hezbollah. Si les Etats-Unis sont honnêtes, le cessez-le-feu tiendra. Les Israéliens devront, tôt ou tard, quitter nos terres », est convaincu le vieil homme de 78 ans. Il salue des voisins et part fouiller les décombres, à la recherche de ses livres religieux. Comme lui, des milliers de Libanais ont pris, lundi 15 juin, le chemin du Liban sud, après l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Parrain du Hezbollah, l’Iran a insisté pour qu’il inclue un cessez-le-feu au Liban. Il vous reste 83.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.