Halta, Kfar Chouba, Rachaya Al-Foukhar (Liban).– Lorsqu’elle se replonge dans le silence après avoir évoqué le sort de ses proches disparu·es, Nahawand Shibli, assise sur une chaise en plastique, tourne la tête. Son regard vagabonde dans la lumière qui traverse l’entrebâillement de la porte d’entrée. Sans nouvelle de deux de ses enfants, Chawki et Ahmed, et du fils de ce dernier, Ali, enlevés trois semaines plus tôt par l’armée israélienne, sa vie est suspendue à l’espoir de voir leurs silhouettes franchir le seuil de la maison familiale, à l’entrée du bourg frontalier de Halta.
Sous la menace israélienne, un quotidien d’angoisse au Sud-Liban
La « ligne jaune » établie unilatéralement par Israël lacère le Liban. Dans la région frontalière de l’Arkoub, les soldats israéliens harcèlent et emprisonnent des habitants esseulés. Une pratique dé…









