Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE » International International International Liban Liban Liban Par Hélène Sallon et Rafael Yaghobzadeh Publié aujourd’hui à 05h00, modifié à 06h43 Article réservé aux abonnés ReportageDans l’un des rares villages encore habités situé à l’intérieur de la « ligne jaune », une zone tampon occupée par l’armée israélienne, disparitions et restrictions de déplacements inquiètent et empoisonnent la vie des habitants. Chawki Attiyé, son frère Ahmed, et son neveu Ali ont disparu, le 19 mai, alors qu’ils fauchaient les mauvaises herbes dans le verger d’un propriétaire terrien de Rachaya Al-Foukhar, à l’écart du village chrétien qui se situe à quatre kilomètres de la frontière avec Israël, dans le sud du Liban. « Ils ont été arrêtés par l’armée israélienne à 8 h 30 du matin avec huit autres personnes : le propriétaire, un adolescent de 15 ans, cinq ouvriers syriens et un soldat de l’armée libanaise qui les escortait. Les militaires israéliens leur ont tout pris : téléphones, argent… A 13 h 30, tous ont été libérés sauf Chawki, Ahmed et Ali », témoigne Nahawand Chibli, 64 ans, la matriarche, depuis la maison familiale de Halta, un hameau de Kfar Chouba, le village voisin de Rachaya Al-Foukhar. « Les autres se sont vus intimer de quitter les lieux. Ils ont marché un kilomètre sous la surveillance d’un drone jusqu’à la route principale. Ils ignorent ce qu’il est advenu de Chawki, Ahmed et Ali. Nous n’avons obtenu de réponses, ni du Comité de la Croix-Rouge internationale [CICR] ni de la Force intérimaire des Nations unies au Liban [Finul] ni du ministère des affaires étrangères », poursuit-elle. Les trois ouvriers sunnites, âgés de 46 ans, 44 ans et 26 ans, ne figurent pas sur la liste des vingt prisonniers libanais détenus par Israël, diffusée fin mai par le Comité des représentants des prisonniers et des détenus libérés. Il vous reste 84.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Liban, à l’intérieur de la « ligne jaune », la vie sous occupation israélienne dans le village de Kfar Chouba
Dans l’un des rares villages encore habités situé à l’intérieur de la « ligne jaune », une zone tampon occupée par l’armée israélienne, disparitions et restrictions de déplacements inquiètent et empoisonnent la vie des habitants.












