VIDÉO – Chaque semaine, nos critiques du service cinéma commentent un film sorti en salles. Cette semaine, un Spielberg façon “Reader’s Digest” qui renoue avec les extraterrestres, comme pour boucler la boucle. Par Guillemette Odicino, Marie Sauvion Publié le 13 juin 2026 à 11h00 Un ingénieur détenteur d’un très gros secret. Une présentatrice météo qui soudainement se met à parler un étrange langage dans le bulletin du jour… Nous voilà plongés dans l’aventure de Daniel et Margaret — Josh O’Connor et Emily Blunt —, ces deux élus poursuivis par une agence gouvernementale car ils s’apprêtent à révéler une vérité tenue cachée : non, nous ne sommes pas seuls dans l’Univers. Avec Disclosure Day, le réalisateur de Rencontres du troisième type, E.T. et La Guerre des mondes retrouve les extraterrestres. Faut-il voir dans Disclosure Day la compilation de toutes les œuvres majeures de Steven Spielberg en un seul film ? « C’est un reader’s digest, répond Guillemette Odicino. C’est Spielberg qui nous dit, à 79 ans, attends, je vais tout mettre au même endroit. » Une nouvelle pierre à l’édifice pour boucler la boucle. Mais, au-delà des aliens, on peut aussi voir des références à d’autres films du grand conteur hollywoodien : de Minority Report à Indiana Jones pour les courses-poursuites folles, un écho aux Pentagon Papers pour son éloge du journalisme à l’heure de la post-vérité, une résonance également avec La Liste de Schindler lorsqu’il est question du rapport à autrui, celui qu’on torture, son élimination… Découvrir la note et la critique “Disclosure Day”, le retour réjouissant de Steven Spielberg à ses amours cosmiques Rien ne se perd chez Spielberg, tout se transforme au fil des époques. Dans Disclosure Day, le réalisateur ne se contente pas de recycler, il innove aussi, en introduisant une dose de métaphysique. « Il pose une question très surprenante que je ne m’étais jamais posée, se dit Marie Sauvion. Et Dieu dans tout ça ? S’il y avait un jour une révélation d’extraterrestres, est-ce que les gens préféreraient se foutre en l’air plutôt que d’imaginer qu’on ne serait pas les seules créatures divines de l’Univers ? » L’autre grande surprise est à découvrir dans le personnage joué par Emily Blunt. En 2026, chez Spielberg, le héros du film est désormais une héroïne. Ses dons surprenants pour lire dans l’esprit des gens, son empathie, sa maîtrise des langues… ce mélange provoque des scènes de comédie tout à fait détonantes, qui tranchent avec la figure classique du héros masculin. « Les deux possibilités de sauver l’humanité, ce sont des extraterrestres et des femmes. Je trouve ça chouette », conclut Guillemette Odicino. À voir aussi Steven Spielberg et les extraterrestres, histoire d’une obsession Cinéma Extraterrestre Vidéos Steven Spielberg Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
“Disclosure Day” : “Nom d’un chien, Spielberg est encore capable de nous coller les larmes aux yeux en deux secondes”
VIDÉO – Chaque semaine, nos critiques du service cinéma commentent un film sorti en salles. Cette semaine, un Spielberg façon “Reader’s Digest” qui renoue avec les extraterrestres, comme pour boucler la boucle.












