Le nouveau Spielberg très attendu, des secrets de famille, une cheffe d’orchestre et Romain Duris en Thaïlande… Cette semaine, les sorties ciné se comptent sur les doigts de la main. On les a toutes vues, et on vous dit ce qu’on en pense. 1. "Disclosure Day", de Steven Spielberg★★★★☆De quoi ça parle? Lorsqu’un lanceur d’alerte et une météorologue mettent la main sur des documents confidentiels prouvant l’existence d’une vie extraterrestre, ils se retrouvent face à un secret capable de bouleverser l’avenir de l’humanité.Notre avis: Avec son "Disclosure Day", Steven Spielberg prouve qu’à 79 ans, il n’a rien perdu de sa fascination pour les extraterrestres. Mais, plutôt que de chercher à nous convaincre de leur existence, il s’intéresse à ce qu’une telle révélation provoquerait sur Terre. Derrière un goût assumé pour le grand spectacle, le récit déploie ainsi une réflexion touchante sur l’empathie, la peur de l’autre et notre capacité à accueillir l’inconnu. Pas son plus grand film, mais certainement l’un de ses plus généreux de ces dernières années. "Disclosure Day", de Steven Spielberg2. "À voix basse" de Leyla Bouzib★★★★☆De quoi ça parle? De retour en Tunisie pour enterrer son oncle, une jeune femme se retrouve plongée dans les secrets enfouis de sa famille, au cœur d’une maison où trois générations de femmes se font face.Notre avis: Dans ce drame sobre et émouvant, la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid plonge au cœur des non-dits familiaux, tissant un récit sur la volonté de s'affranchir des injonctions imposées. Car, au fond, c’est de ça dont il s’agit: cette aspiration à la liberté qui nous habite toutes et tous. Vivre sans se cacher, exister sans avoir à se justifier. Magnifié par les actrices Eya Bouteraa et Hiam Abbas, le film résonne ainsi avec une très belle sensibilité."À voix basse" de Leyla Bouzib3. "Mother’s Baby", de Johanna Moder★★☆☆☆De quoi ça parle? Après un accouchement marqué par des circonstances troublantes, une cheffe d’orchestre commence à douter que le bébé qu’on lui a confié soit réellement le sien…Notre avis: En voulant aborder la maternité à travers le prisme du trouble psychologique, "Mother’s Baby" réussit à installer une atmosphère froide et anxiogène, au plus près de son héroïne. Mais derrière cette approche sensorielle et cette idée forte, le film s’enferme peu à peu dans son opacité. Car, à force de diluer son mystère très lentement, il perd en tension comme en lisibilité, jusqu’à un dénouement qui ne parvient pas vraiment à récompenser l’attente. Une proposition intrigante, donc, mais frustrante."Mother’s Baby", de Johanna Moder4. "Fils de personne", de Safy Nebbou★★★☆☆De quoi ça parle? Après la mort brutale de sa compagne, un homme retourne en Thaïlande avec le petit garçon qu’ils venaient d’adopter, entamant un voyage qui les amènera peu à peu à se découvrir.Notre avis: "Fils de personne" ne réinvente sans doute pas le drame familial et son récit suit parfois une trajectoire assez prévisible. Mais Safy Nebbou ("L’empreinte", "Celle que vous croyez") compense par une vraie délicatesse dans sa manière d’aborder l’adoption, la filiation et la paternité. Surtout, Romain Duris porte le film avec une sensibilité à fleur de peau, rendant son personnage imparfait plutôt attachant. Une œuvre modeste, certes, mais sincère. "Fils de personne", de Safy NebbouInscrivez-vous à la newsletter Culture de L'EchoAbonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire et retrouvez toute la culture que vous aimez à L'Echo: les rendez-vous incontournables dans tous les genres artistiques, racontés par 20 plumes enthousiastes et engagées, des entretiens avec de grands témoins qui éclairent notre époque.