Attentive dès les années 1830 aux mutations sociales, l’écrivaine exprimait ses convictions, portant haut la parole des classes populaires. Cent cinquante ans après sa mort, retour sur son esprit politique, aussi juste que respecté. George Sand, vers 1840, caricature signée Alcide-Joseph Lorentz, publiée dans le quotidien satirique « Le Charivari ». Leonard de Selva / Bridgeman Images Par Julia Vergely Réservé aux abonnés Publié le 13 juin 2026 à 10h00 Voilà une femme qui a « une manière d’homme politique ». Le compliment, car c’en est un, vient d’Alexis de Tocqueville, qui dans ses Mémoires se rappelle avoir été subjugué par la verve et l’analyse de George Sand lors d’un dîner du printemps 1848. Le penseur déteste les femmes en politique, mais se voit forcé de reconnaître l’exception que représente alors l’écrivaine. Elle est de gauche, farouchement républicaine, viscéralement attachée à l’égalité, socialiste, progressiste… Elle est celle qu’on écoute, la seule femme à qui l’on rend visite, à Nohant, pour parler politique. Dans un siècle où le sujet est l’apanage des hommes — la citoyenne Cet article est réservé aux abonnés S'abonner, 9,99€ 2,49€/mois pendant 1 an sans engagement, résiliable à tout moment Voir toutes nos offres Livres Politique Littérature française hors-série Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner