Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Séries Séries Séries Le réalisateur polonais Karol Klementewicz insuffle une énergie et une vitalité galvanisantes à sa fiction qui suit la transformation d’un jeune homme de noceur insouciant à père responsable. Article réservé aux abonnés HBO MAX – À LA DEMANDE – MINISÉRIE De mémoire de festivalier, on a rarement vu une série faire autant l’unanimité que Proud. C’est donc auréolée du Grand Prix de la compétition internationale et du Prix du meilleur acteur que cette production polonaise signée HBO arrive en France, après avoir conquis le public et le jury de Séries Mania, en mars. Sur le thème éprouvé du bébé sur les bras, qui traverse la fiction de The Kid à Trois hommes et un couffin, le scénariste-réalisateur Karol Klementewicz propose une œuvre touchée par la grâce, étonnamment mature et ambitieuse formellement, sur l’éveil à la parentalité d’un jeune gay insouciant ébranlé par un drame familial. Descendant des héros de Russell T Davies (Queer as Folk, It’s a Sin), vague sosie de Xavier Dolan, Filip (Ignacy Liss, un miracle) boit, sniffe, couche et fait la fête dans les boîtes et backrooms de Varsovie, entre deux jobs de mannequin et un sermon de sa grande sœur, chez qui il squatte faute de pouvoir payer son propre appartement – entre la cocaïne et sa passion pour les belles motos, il doit de l’argent à tout le monde. Avec une roublardise mâtinée de cette fragilité qui ne quitte jamais les orphelins, Filip refuse fièrement toute responsabilité, tout engagement, jusqu’à confier le soin de son propre chien à une voisine alcoolique. Ce bel hédonisme vole en éclats lorsque sa sœur disparaît brutalement, laissant derrière elle Tosia, 1 an. Il vous reste 59.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.