Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Études sup Études sup Études sup Défendu par la députée communiste Soumya Bourouaha, jeudi 11 juin, le texte prévoit en outre un versement des bourses sur douze mois au lieu de dix, juillet et août inclus. Article réservé aux abonnés L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, à la majorité absolue, jeudi 11 juin dans la soirée, une proposition de loi visant à revaloriser annuellement les bourses étudiantes en fonction du niveau de l’inflation et à les verser sur les douze mois de l’année au lieu de dix. Le texte, approuvé par 75 voix contre 1, avait été déposé dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Gauche démocrate et républicaine, par la députée communiste Soumya Bourouaha, déjà autrice, en octobre 2025, d’un rapport d’évaluation des aides sur critères sociaux destinées aux étudiants. Quand près de 50 % des étudiants déclarent renoncer régulièrement à un repas, ils ne sont que 23 % à bénéficier d’une bourse, soit 677 271 étudiants sur 3 millions. « Le système ne remplit plus du tout son rôle », selon l’élue de Seine-Saint-Denis, qui précise que 45 % des boursiers perçoivent moins de 210 euros par mois et que 8 % seulement touchent le maximum de 630 euros. Annualisation en débat « Le smic augmente chaque année, toutes les prestations sociales sont revalorisées, mais pas les bourses étudiantes », a précisé Soumya Bourouaha. En dix ans, une seule révision paramétrique des barèmes et des critères d’éligibilité a été réalisée, en 2023, permettant à 35 000 étudiants de devenir boursiers et à 140 000 autres de passer à l’échelon supérieur. Il vous reste 70% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.