Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Bourse Bourse Bourse Les investisseurs activistes et gestionnaires d’actifs qui détiennent de fortes parts du capital d’entreprises peuvent difficilement infléchir sa stratégie par le biais de l’engagement actionnarial. Article réservé aux abonnés Depuis la loi Pacte relative à la croissance et la transformation des entreprises de 2019, les sociétés de gestion doivent mener une politique d’engagement actionnariale auprès des entreprises de leurs portefeuilles. En 2025, huit gestionnaires sur dix ont entamé un dialogue avec elles sur des enjeux environnementaux et de gouvernance. Ils ont voté au moins une fois contre la direction à 80 % des assemblées générales, a mesuré l’Association française de la gestion financière (AFG), dans un rapport paru le 15 avril. L’étude ne parle pas, en revanche, des résultats concrets de cet activisme sur la stratégie des groupes. Et pour cause : dans les grands groupes français, même les actionnaires qui détiennent une part significative du capital d’une entreprise peinent à influencer ses dirigeants. Fédéractive, holding d’actionnaires familiaux de SEB, se heurte régulièrement à cet écueil. La structure réunit une partie de la septième génération d’héritier de la famille Lescure, qui a fondé l’entreprise de petit électroménager en 1857. Ses relations sont tendues avec Thierry de La Tour d’Artaise, président de SEB et d’un autre groupe d’héritiers, le concert familial, qui contrôle l’entreprise avec 35 % des parts. Fédéractive, avec ses 7 % du capital, peine à se faire entendre quand elle remet en cause la gestion de l’entreprise. Dans sa boîte à outils de l’engagement, le dissident a la possibilité de poser des questions à la direction, orales pendant l’assemblée générale ou écrites en amont, auxquelles l’entreprise a obligation de répondre publiquement. Elle le fait de manière « lacunaire [et] insuffisamment étayée », critique Pascal Girardot, président de Fédéractive. Autre mode de contestation : déposer une résolution externe. « Record de contestation » Le 12 mai, lors de l’assemblée générale, Fédéractive a pu faire voter les actionnaires sur une baisse du dividende et une modération de la rémunération des dirigeants. Mais sans espoir d’obtenir les 50 % de suffrages nécessaires pour gagner : « Le concert familial et leurs associés détiennent au moins 60 % des droits de vote », contextualise Pascal Girardot. De fait, la proposition a été rejetée à 81 % des voix. Il vous reste 62.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.