Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones Deux volumes de la collection rassemblent les trois romans de l’écrivain mettant en scène les derniers Valois et le cœur sanglant des guerres de religion. Sensuelle et risque-tout, la reine Marguerite, dite Margot, ouvre le bal fatal d’une trilogie romanesque que compléteront « La Dame de Monsoreau » (1845-1846) et « Les Quarante-cinq » (1847-1848). Article réservé aux abonnés « La Reine Margot ; La Dame de Monsoreau ; Les Quarante-cinq », d’Alexandre Dumas, édité par Sylvain Ledda, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2 volumes sous coffret, 1 300 p. et 1 408 p., 136 €. « Un clou auquel j’ai attaché mon tableau. » Lancée en juin 1834 dans l’introduction à sa pièce Catherine Howard, la formule est restée célèbre par laquelle Alexandre Dumas père (1802-1870) définit son rapport à l’histoire « avec sa grande H », résumant insolemment l’usage (faussement) décomplexé qu’il en fait comme dramaturge, bientôt comme romancier. Dix ans plus tard, en 1844, alors qu’il mène de front, en tandem avec l’écrivain dramaturge Auguste Maquet (1813-1888), la cavalcade rédactionnelle d’un attelage romanesque déjà formé des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo, dont l’effervescence feuilletonesque anime chaque jour les rez-de-chaussée du Siècle et du Journal des débats, un troisième chantier vient ajouter à la frénésie rédactionnelle : La Reine Margot. La reine de Navarre fait son entrée dans La Presse à la Noël 1844, en remplacement des trop pesants Paysans, de Balzac. Là, ça n’est plus à un clou que Dumas pend sa toile, mais à la pointe ensanglantée d’un coutelas ou à celle, acérée, d’une rapière ou d’une pertuisane. Il ne s’agit plus là d’être reçu à la cour de Louis XIII ou accepté dans les salons de la Restauration, mais de s’immerger au cœur le plus sanglant de la France des derniers Valois, celle, au XVIe siècle, des guerres de religion, des règnes de Charles IX et d’Henri III, fantasques monarques couvés à mort par leur araignée-mère Catherine de Médicis. Sensuelle, humaniste et risque-tout, la reine Marguerite, dite Margot, ouvre le bal fatal d’une trilogie romanesque que compléteront La Dame de Monsoreau (1845-1846) et Les Quarante-cinq (1847-1848) à paraître dans Le Constitutionnel, mais que ne transformera pas en tétralogie un Jacques Ravaillac (sic), évoqué mais non écrit. Il vous reste 59.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.