Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Le taux directeur passe de 2 % à 2,25 %, la BCE s’inquiétant d’une inflation qui restera forte jusqu’au deuxième semestre 2027 Article réservé aux abonnés Ne surtout pas laisser l’inflation ressortir de sa boîte. En augmentant ses taux d’intérêt de 2 % à 2,25 % jeudi 11 juin, la Banque centrale européenne (BCE) cherche à enrayer tout risque d’une nouvelle envolée des prix, ayant encore en mémoire le traumatisme de l’inflation qui avait dépassé 10 % en 2022. « Le principal risque serait de ne pas prendre ce genre de décision [d’augmenter les taux], a expliqué Christine Lagarde, sa présidente. Si on laissait l’inflation hors de contrôle, ce serait beaucoup plus difficile de la ramener ensuite [à la cible officielle de 2 % par an]. » Mme Lagarde se savait attendue au tournant. Depuis des semaines, de nombreux économistes critiquaient ce durcissement attendu de la politique monétaire, alors que le conflit au Moyen-Orient provoque un ralentissement de la croissance. « Il y a une possibilité loin d’être négligeable que cette hausse anticipée des taux soit une erreur », avertissait David Marsh, le président de l’OMFIF, un groupe de réflexion consacré aux banques centrales. « C’est la dernière chose dont l’Europe ait besoin », ajoutait Frederik Ducrozet, directeur de la recherche économique de Pictet Wealth Management, une banque privée. Il vous reste 77.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.