Les données personnelles de Canadiens ont nourri le modèle d’intelligence artificielle (IA) Grok pour créer des hypertrucages sexuels non-consentis, ce que le commissaire à la protection de la vie privée a qualifié « d’inacceptable ».« On n’est pas satisfaits que des mesures suffisantes ont été prises pour mettre fin à tout ça », a même déploré le commissaire Philippe Dufresne, lors d’une conférence de presse à Ottawa jeudi.Son bureau révélait les conclusions d’une enquête dévastatrice pour le modèle de xIA, propriété du milliardaire américain Elon Musk et principalement disponible via le réseau social X, aussi disponible comme robot conversationnel accessible via un site Web dédié.Le commissaire rapporte 126 cas de publications associées à des compte canadiens qui représentaient des personnes — il s’agit principalement de femmes — représentées sans leur consentement dans des hypertrucages sexuels.Les informations fournies au commissaire ne permettent pas de savoir si ces victimes documentées étaient des enfants. Selon une estimation datant de la fin de 2025, 23 000 images représentants sexuellement des enfants avaient à ce moment été produites par l’IA Grok, qui générait quelque 6000 hypertrucages à caractère sexuel chaque heure dans le monde.Une fonction de l’IAGrok a été conçu comme un robot conversationnel alimenté par l’IA générative, capable de deviner les réponses à des questions simples soumises par les internautes ou générer des images.En juillet 2025, son modèle a été remplacé par un nouveau qui permet désormais à n’importe quel internaute de générer des images à partir d’une photo, tout en gardant intacte la représentation faciale, qui reste fidèle à l’image source originale.