Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Bordeaux Bordeaux Bordeaux Lancée en 2010, l’opération d’intérêt national soutenue par l’Etat prévoyait la réhabilitation de 738 hectares de friches industrielles à Bordeaux, Bègles et Floirac pour créer logements et infrastructures. Mais un audit pointe les dysfonctionnements de l’établissement public chargé de piloter le projet. Article réservé aux abonnés Présenté en grande pompe en 2010, le projet était ambitieux. Il visait à répondre à la proposition de l’Etat d’une opération d’intérêt national pour réhabiliter 738 hectares de friches industrielles, réparties sur trois communes de la métropole de Bordeaux – Floirac, Bègles et Bordeaux – afin d’accueillir 50 000 habitants dans 25 000 logements d’ici à 2030. Ce projet, piloté par l’établissement public d’aménagement Euratlantique, s’accompagnait de nouveaux espaces verts, de stades, de crèches, d’écoles, de locaux commerciaux… et de la création de 30 000 emplois répartis entre bureaux, commerces et hébergements hôteliers. Il a débuté en 2014 par les terrains situés à Bordeaux. Aujourd’hui, alors que seuls 5 900 logements ont été construits sur les trois communes, ce projet est fragilisé sur le plan financier. Vendredi 12 juin, un nouveau conseil d’administration prendra les rênes avec, au poste de président, Thomas Cazenave, maire de Bordeaux et président de la métropole depuis deux mois, pour définir une nouvelle orientation budgétaire au projet. L’établissement public d’aménagement est lourdement endetté, entre 85 et 87 millions d’euros, selon l’audit conduit à la demande de l’Etat par l’inspection générale des finances et l’inspection générale de l’environnement et du développement durable, dévoilé le 4 juin. Il vous reste 72.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.