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"Un plan d'adaptation aux circonstances." Invité de RTL ce jeudi 11 juin, Florent Ménégaux, président de Michelin, est revenu sur le plan de départs volontaires annoncé fin mai, concernant jusqu'à 1.500 postes au sein de son entreprise sur une durée de trois ans. Le PDG l'assure : il ne s'agit "pas du tout" d'un plan social mais bien d'un plan pour redimensionner les activités.

"Nous avons un siège qui s'est fortement développé ces dernières années et nous avons besoin de redimensionner plus proportionnellement ses activités. Et donc, il n'y a aucun départ contraint et nous allons accompagner les personnes sur trois ans qui souhaiteraient avoir d'autres projets en dehors de Michelin, les accompagner dans leurs projets", assure Florent Ménégaux, sur RTL.

"Vous avez plein de projets personnels au sein de Michelin. Et donc, on est obligé d'annoncer ça mais il n'y a aucun départ volontaire et c'est sur trois ans. En net pour la France, il n'y aura probablement pas d'impact réel."

Le président de Michelin comprend "l'inquiétude"Reste qu'après l'annonce de ce plan de départ, les syndicats sont montés au créneau. "On condamne évidemment cette décision de suppression de postes, c'est récurrent dans cette entreprise où l'on fait des plans de départs volontaires successifs", a averti de son côté auprès de l'AFP Nicolas Robert, délégué central Michelin France pour SUD. "Nous resteront vigilants pour que l'entreprise ne mette pas de pression sur certains salariés pour qu'ils partent". Et "pour ceux qui restent, que le but déguisé ne soit pas de diminuer les effectifs en maintenant la charge de travail", ajoutait-il.