Publié le 11 juin 2026 à 02:40. / Modifié le 11 juin 2026 à 02:48.
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Gianni Infantino est rare en conférence de presse. Et lorsqu’il se présente devant les médias, cela donne souvent des étincelles. En mars 2023, après une réélection les doigts dans le nez à Kigali (Rwanda), il avait lui-même posé la première question, «Pourquoi ne m’aimez-vous pas?», avant de disserter. En novembre 2022, à la veille de l’ouverture de la Coupe du monde au Qatar, il avait prononcé son chef-d’œuvre, l’anaphore de Doha: «Aujourd’hui, je me sens Qatari, aujourd’hui, je me sens Arabe, aujourd’hui, je me sens Africain, aujourd’hui je me sens homosexuel, aujourd’hui je me sens handicapé, aujourd’hui je me sens migrant.»Alors forcément, on l’attendait au tournant trois ans et demi plus tard, ce mercredi 10 juin, en direct de Mexico City où le match Mexique-Afrique du Sud lancera la 23e Coupe du monde, la première organisée par tout un continent, l’Amérique du Nord.Assis entre le trophée de la Coupe du monde et un ballon officiel de match, le président de la FIFA se saisit de «ces deux choses qui font rêver le monde entier», en espérant «que l’on parle aussi un peu de football désormais». Ca semblait plutôt mal parti pour aborder les sujets qui fâchent. Mais Gianni Infantino est bien trop malin pour simplement botter en touche. Il lista lui-même, assez vite, les trois dossiers épineux – «l’Iran, les tickets et les visas» – puis se lança dans de longs préliminaires. D’abord en caressant les journalistes dans le sens du poil, en évoquant le cas de Christophe Gleizes, «le seul journaliste sportif actuellement emprisonné dans le monde» (après un reportage sur le football en Kabylie assimilé par le gouvernement algérien à une «apologie du terrorisme»). «J’espère que dans un grand acte d’humanité, on lui accordera une grâce présidentielle et qu’il pourra même nous rejoindre pendant la Coupe du monde», a déclaré Gianni Infantino.











